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Portrait d’ancien : Denis Gobert

Promotion 1996, la dernière de la rue du Gouvernement !

Mon diplôme fraichement obtenu, je débarque en région verviétoise, où je décroche un premier job dans un planning familial, ensuite je serai engagé dans une a.s.b.l. (secteur de l’aide à la jeunesse – nous sommes dans l’actualité « Julie et Mélissa »). Les subsides ne suivent plus et le premier que l’on remercie… c’est l’assistant social.

En 1998, mes recherches m’amènent à obtenir un emploi comme vendeur dans une entreprise du textile. A cette même période, la CSC embauche des agents pour le service chômage. J’avais le choix : commencer comme vendeur ou débuter comme employé au service chômage de la CSC. Mon choix est vite fait, je débuterai ma carrière à la CSC.

Après quelques mois, on me propose de reprendre la fonction de permanent Jeunes CSC. Ce sera le début de mon engagement politique au sein du mouvement syndical. Je combine ce job avec la fonction de permanent syndical pour le secteur de Verviers-Herve-Welkenraedt et ensuite Spa-Malmedy.

Depuis 2003, je suis secrétaire permanent à la CNE (Central National des Employés) ; là j’endosse la responsabilité provinciale et nationale du secteur de l’industrie alimentaire et des casinos. J’ai en charge aussi d’autres secteurs que nous partageons avec les collègues ; comme la chimie, les fabrications métalliques etc.

En 2007, je suis élu président de la CSC Verviers et région de Langue Allemande.

Et plus récemment, juin 2013, je suis élu Président du MOC Verviers.

Voilà qui occupe pleinement mes journées. Il faut pouvoir concilier vie professionnelle et privée ; et pour cela, je peux compter énormément sur ma compagne rompu à mes horaires, pour organiser la vie familiale. Avec les 3 mousquetaires à la maison (Arthur 15 ans, Juliette 13 ans et Marius 7 ans)…c’est du sport !!!

 

Ton meilleur souvenir à l’ISSHA ?

Pas évident ! Il y en a beaucoup ; du plus scolaire au plus convivial.

Je ciblerai l’échange Erasmus qui s’est déroulé à Mons. Lors de ces rencontres, plusieurs écoles étaient présentes : Irlande, Espagne, Roumanie et France (j’en oublie peut-être). Dans ces rencontres, l’occasion nous a été donné d’apprendre et de comprendre les différentes méthodes du travail social, mais aussi d’échanger avec les étudiants sur les motivations et les craintes du métier.

Une expérience qui m’a apporté une dimension plus large de ma formation, une ouverture sur le métier.

 

Ton pire souvenir à l’ISSHA ?

Ma première année ratée ! L’année précédente, j’avais fait un passage en 1ère candidature de droit à Namur, soldée aussi par un échec. Deux claques qui se suivent, ce n’est pas le top pour démarrer dans les études.

On imagine assez bien l’ambiance à la maison. Je suis « invité » par le paternel à rechercher rapidement un boulot.

Je lui demande de me financer encore une année, car c’est vraiment ça que je veux faire. Ma première négociation en quelque sorte… déjà l’esprit syndical peut-être.

 

Si le travail social était le titre d’un film ?

La crainte de donner le titre d’un film, c’est de connaître la fin. Je me permets de changer la règle et je citerai une série télévisée : « Kamelot ». Pourquoi ? Le travailleur social considéré comme un chevalier, en quête de justice. Série humoristique et il en faut de l’humour ! Situations rocambolesques, jeux de mots etc., ce qui pourrait caractériser le métier.

 

Le métier que tu n’aurais pas aimé faire ?

Huissier. Je n’ai rien contre la profession, mais au quotidien je ne pense pas pouvoir supporter ce job.

 

Comment te vois-tu professionnellement dans 10 ans ?

Je souhaite continuer ce rôle de partenaire social. Les négociations en entreprises, la participation à la mise en place de projet de développements économiques d’une région etc., sont des moments intenses qui alimentent cette envie de construire la société.

J’espère rester dans le secteur des relations sociales, telles que je les vis actuellement. Les rapports humains sont une richesse étonnante. Il nous appartient comme travailleur social de veiller à ne pas laisser tarir cette source.

 

Qu’est-ce tu te dis, ou tu fais, pour te tenir motivé ?

Le sport me permet d’évacuer le stress. Plus le temps (et surtout la condition) pour pratiquer le rugby, j’ai découvert l’Aïkido… « Zenitude » totale et ressourcement garanti !

 

Tes héros (héroïnes) préférés dans la fiction ?

Casimir dans « L’île aux Enfants ». J’aurai tant aimé pouvoir être dans le téléviseur avec lui.

 

Tes héros (héroïnes) préférés dans la vraie vie ?

Après mes 3 mousquetaires et leur maman, je citerai Jacques BREL.

Produit belge et des textes qui n’ont rien perdu. C’est vraiment le gars que j’aurai aimé rencontrer dans un bistrot, prendre une pinte ensemble et refaire le monde !

 

La faute qui t’inspire le plus d’indulgence ?

L’ignorance, car on peut y remédier.

 

La réforme politique à laquelle tu aspires ?

A l’aube de la 6ème réforme de l’Etat, j’aurais préféré une réelle politique de l’emploi, la mise en route d’une véritable relance économique. Passage obligé pour redynamiser le financement, bien amaigri ces dernières années, des différentes politiques sociales.

 

 

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